visage

Publié le par KPHB Paris

Le visage comme hypothèse du portrait. Hésitation entre ce qui arrive, ce qui est là et la possibilité de la figure. Du portrait comme modèle de toutes les figures possibles, soi-même et tous les autres. Un soi-même comme visage. Face contre terre. Le masque de l’homme défait à son visage. Etats ! Tous les possibles de soi. Les yeux vers l’intérieur. Aveugle ! L’homme aux yeux bandés est dans la méprise, on le trompe et il se trompe puisque dans l’aveuglement, il tente à tâton de tromper sa propre cécité. Et si l’aveuglement était le prix à payer pour recouvrer la vue, pour que soit rendu ce qu’il eu fallut voir à ne pas perdre. Récompense de la ruine. Voyant. Ruine est l’autoportrait. Le sujet de l’autoportrait devient la peur. Il se fait peur. Masque ! Et tout masque annonce le masque mortuaire. Les yeux mangés d’ombre, faire l’expérience des ténèbres. Faire la part de l’ombre, et dans la nuit partout alentour, tendre la main vers l’ombre blanche du hors cadre. Lumière du négatif. Se perdre dans les débris du miroir, pour retrouver le silence dans quoi toute parole s’avance, pour le partage de la vue. Promesse d’image… Plan rapproché : visage mur, visage miroir, visage défiguré, visage vitrine, visage vestiaire, visage effigie, visage bifide, visage corps, visage négocié, visage reconnu, visage dénommé, visage menacé, visage exposé, visage illuminé, visage dévisagé, visage de mon visage.

 

Phil Kritik  - 1992 - "BAROQUE ET CONTEMPORAIN" - Galerie de l¹IESA - Paris


autoportrait - PC - 2009 (tirage numérique - dessin mine de plomb - 20x20 cm)

Publié dans Paul Crayon

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