Johann Kaisse

Fermées à double tour, les oeuvres de Johann Kaisse ne se laissent pas voir facilement, d'autant que le virtuel le dispute à l'illusion d'optique...



C'est à Anvers en 1991, que JK alors photographe rencontre un groupe de sculpteurs avec lesquels il paricipe à diverses expositions dans des usines désaffectées ou en plein air. Entre la fantasmagorie des uns et la flagornerie des autres, Kaisse opte pour une approche plus conceptuelle, ou tout au moins plus contemporaine, mais qui laissera perplexe. Il finira par déserter la scène artistique des plasticiens. Happé par le virtuel, il se livrera alors plus volontiers à des expériences en 3D sur le net.



Il se souviendra plus tard, tout ce qu'il doit à des prédécesseurs illustres de Robert Smithson aux "frères" Raynaud, Jean-Pierre et Patrick...

"L'autre, l'antre. Et si c'était moi, altéré, je serais à l'intérieur et l'infini m'échapperait encore. Mon propre corps faisant obstacle à ma vision du point zéro, utopique point focal. Nulle désignation, mais représentation résignée. Mi-roir, mi-bois. chemin de manutention. Route connue inconnue. Caisse à claire-voie. Le seuil d'une porte lourde, entrebaillée, baillante, une béance... Résignation et altérité." (JK - 1991 - catalogue)


En 2009, Johann kaisse retrouve quelques dessins préparatoires pour des caisses qui n'ont pour la plupart, jamais été réalisées.







Délaissant la contrainte de la réalisation à l'échelle, JK se contente alors de reproduire avec les outils de la 3D, ces esquisses qui bien sûr ont tôt fait d'en appeler d'autres. Ainsi, cette nouvelle série, non exhaustive, se compose pour l'instant de 10 images. De la caisse à claire-voie à la caisse pleine, en passant par celles ouvertes, JK semble désormais vouloir s'abstraire de la faisabilité de la chose.

Ph Kritik








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